Un espace pour retrouver son élan
Comment savoir si j'ai besoin d'être accompagné(e)?
On ne consulte pas uniquement lorsque tout va mal.
Il arrive qu'un événement, une émotion persistante... invite à chercher un espace de parole.
Le premier rendez-vous permet justement d'explorer cette question ensemble, sans engagement.
Comment se déroule la première séance
La première rencontre n'est pas un examen.
C'est un temps pour faire connaissance.
Vous pouvez raconter ce qui vous amène, aujourd'hui, à votre rythme.
Nous prendrons le temps d'explorer ensemble votre demande et de réfléchir à la manière dont je peux vous accompagner.

Est-il nécessaire de tout raconter ?
Non.
Chacun avance à son rythme.
Il n'est pas nécessaire de tout dire pour commencer un travail.
Certaines choses trouveront leur place plus tard.
D'autres resteront silencieuses un temps.
Elles ont aussi leur valeur.
Nous ne voyons pas toujours immédiatement ce qui nous habite.
Souvent, nous en rencontrons d'abord les ombres.
La thérapie offre un espace où ces formes peuvent peu à peu devenir plus lisibles, jusqu'à retrouver leur place dans notre histoire.
L'EMDR est-elle adaptée à tout le monde ?
Pas nécessairement, et c'est justement pour cela que chaque accompagnement commence par une rencontre.
L'EMDR est une approche particulièrement indiquée lorsque certaines expériences continuent d'avoir des répercussions dans le présent : traumatisme, deuil, accident, anxiété persistante, burn-out, ou événements de vie qui semblent ne pas encore trouver d'apaisement.
Cependant, chaque personne est unique.
Selon votre histoire, votre état du moment et votre demande, il peut être préférable de commencer par un temps de parole, afin de créer un espace suffisamment sécurisant avant d'envisager un travail en EMDR.
Dans ma pratique, l'EMDR n'est jamais une technique appliquée systématiquement. Elle est proposée lorsqu'elle paraît juste, au bon moment, et toujours dans le respect de votre rythme.
Parfois, la parole ouvre le chemin vers l'EMDR.
Parfois, l'EMDR permet à la parole de retrouver sa fluidité.
Ces deux approches peuvent se compléter et s'enrichir mutuellement.
Le choix se construit ensemble, au fil des séances.
Combien de séances faut-il ?
La première séance est déjà un commencement.
Décider de consulter, franchir une porte, rencontrer quelqu'un pour déposer ce qui fait souffrance, est souvent le premier mouvement vers un changement.
Il serait pourtant impossible de dire à l'avance combien de rencontres seront nécessaires.
Certaines personnes viennent pour traverser une difficulté ponctuelle.
D'autres découvrent, au fil des séances, qu'elles souhaitent explorer plus profondément leur histoire.
Il ne s'agit pas de suivre un programme établi à l'avance.
Il s'agit de respecter le rythme propre à chacun.
Chaque séance possède sa valeur.
Elle peut apporter un apaisement, ouvrir une compréhension nouvelle, faire émerger une émotion longtemps retenue ou simplement permettre de respirer différemment.
Le chemin ne se mesure pas uniquement au nombre de séances.
Il se mesure à ce qui retrouve progressivement sa capacité à vivre, à choisir, à désirer.
Lorsque ce mouvement est suffisamment retrouvé, la thérapie trouve naturellement sa fin.
"Comme dans toute rencontre importante, nul ne peut dire à l'avance combien de temps elle durera.
Ce qui compte, c'est que chaque rendez-vous permette d'avancer d'un pas, parfois discret, mais toujours vers une relation plus libre avec soi-même."
Et si je ne sais pas par où commencer ?
Beaucoup de personnes arrivent au premier rendez-vous en pensant qu'elles devraient savoir raconter leur histoire, expliquer ce qu'elles ressentent ou mettre des mots sur ce qui les fait souffrir.
Il n'est pourtant pas nécessaire d'arriver avec un récit construit.
Parfois, il suffit de dire : Je ne vais pas bien.
Ou : Je ne comprends pas ce qui m'arrive.
Ou simplement : Je ne sais pas pourquoi je suis ici, mais je sens que quelque chose ne va plus.
Ces quelques mots sont un commencement.
Certaines choses viendront naturellement.
D'autres demanderont davantage de temps.
Il n'est pas nécessaire de se souvenir de tout.
Le silence, les hésitations, les émotions, les oublis font aussi partie du travail.
Ils ont entièrement leur place.
Ensemble, nous prendrons le temps d'accueillir ce qui cherche à se dire...
Le premier rendez-vous n'a pas pour objectif de tout comprendre.
Il s'agit avant tout de faire connaissance et de commencer à construire un espace de confiance.
Le simple fait d'avoir franchi la porte constitue le premier mouvement.
La première séance ne demande aucune préparation.
Elle demande seulement votre présence.
Chaque rencontre ouvre un passage.
Même lorsqu'aucune réponse n'apparaît encore.
Que se passe-t-il entre les séances ?
Le travail ne s'arrête pas lorsque la porte se referme.
Il arrive qu'une pensée revienne autrement.
Qu'un souvenir trouve une nouvelle place.
Qu'un rêve surprenne.
Qu'une émotion jusque-là figée commence doucement à circuler.
Parfois, il semble même que rien ne se passe.
Et pourtant, un mouvement discret continue souvent son chemin.
Comme une photographie qui poursuit lentement sa révélation dans le bain du révélateur, certaines transformations demandent du temps.
Entre deux rencontres, le vivant accomplit une part invisible du travail, en silence.
Chaque séance vient alors accueillir ce qui a commencé à se transformer.
Parfois, le changement est discret.
Une nuit, on dort un peu mieux.
Une émotion qui circule au lieu de nous envahir.
Une décision est prise avec davantage de liberté.
Une manière nouvelle de regarder son histoire apparait...
La thérapie ne transforme pas toujours le monde extérieur.
Elle transforme peu à peu la manière d'y être présent(e).
Chaque personne arrive avec une histoire singulière.
Je ne sais jamais à l'avance ce qui se révélera au fil des rencontres.
Mais j'ai souvent vu des personnes retrouver peu à peu un élan qu'elles croyaient perdu.
C'est cette possibilité que je vous propose d'explorer.